Comment s’entraîner pour grimper en compétition de bloc

compétition escalade bloc

 

Ce dont on va parler dans cette interview:

 

  • Quel état d’esprit faut-il avoir pour performer en compétition
  • Est-ce une pression supplémentaire d’être un grimpeur sponsorisé par des marques
  • Quelle astuce Matthieu utilise pour être au top mentalement quand il se lance dans un bloc
  • Comment il a réussi à convaincre des marques de le soutenir
  • Quel est selon lui le type de bloc le plus difficile
  • Comment il met la technique au service de son explosivité
  • A quoi ressemble ses semaines d’entraînement
  • Comment il arrive à jongler entre ses activités professionnelles et ses entraînements (attention, ça pique un peu!)

 


 

Suivre Matthieu sur les réseaux sociaux:

 

 


 

L’interview:

 

François Bellet: Salut Matthieu et merci d’avoir accepté cette nouvelle entrevue !

On avait échangé il y a quelques temps à propos de ton entraînement.

Depuis les choses ont bien bougé et tu te concentres pas mal sur la compétition.

Peux-tu néanmoins te présenter rapidement pour les lecteurs de Grimper Malin qui ne te connaissent pas ?

Matthieu Gery: Salut François et merci à toi.

Alors je m’appelle Matthieu Géry et je grimpe en compétition.

Mes meilleurs résultats sont 12ème en coupe de France sénior de bloc, 16ème au classement national de bloc sénior, premier au championnat régional de bloc Bourgogne-Franche-Comté… et quelques victoires, podiums et finales sur les open nationaux et régionaux.

 

François Bellet: Pas mal ! Comment as-tu découvert la grimpe ?

Matthieu Gery: J’ai commencé l’escalade au lycée.

Venant des sports de combat, j’en ai gardé l’état d’esprit sportif, le respect et la rigueur d’entrainement et j’ai tout de suite voulu m’entraîner très dur pour tenter ma chance.

Les impératifs de la vie, le travail, les études, la nécessité de survivre et quelques problèmes de santé ont mis un frein brutal à tout cela.

Mais au jour d’aujourd’hui j’ai mis beaucoup d’énergie pour stabiliser ma vie et pour enfin essayer à nouveau de me donner les moyens d’atteindre et de vivre pleinement mes rêves.

 

François Bellet: Justement, quels sont tes rêves de grimpe ?

Matthieu Gery: J’ai des rêves et de fortes ambitions comme tout sportif qui s’entraine, mais plus intimement je veux apprendre de moi, me découvrir un peu plus tous les jours et apprendre à décupler mers forces à chaque entraînement et à chaque compétition.

Je veux me rendre compte que par passion le corps peu apprendre à briser toutes les barrières pour aller toujours plus loin.

J’ai besoin de rigueur, de stabilité et de travail pour réussir, du coup avec mon entraineur on travaille très dur tous les jours pour trouver les clés de la réussite et pour que je sois toujours meilleurs que la veille… et moins fort que le lendemain 😉

 

François Bellet: Et j’imagine que tu trouves ton accomplissement dans la compétition…

Matthieu Gery: Oui.

C’est un honneur d’aller grimper sur les blocs des compétitions avec tous les autres grimpeurs talentueux français.

Et l’adversité est le meilleur moyen de voir ce qu’on vaut vraiment.

La compétition append l’honnêteté, le respect, l’humilité, le courage et le vrai bonheur des choses bien faite et méritées.

 

competition escalade bloc

 

François Bellet: Quel est ton état d’esprit quand tu te lances dans un bloc en compétition ? Qu’est-ce qui se passe dans ta tête ?

Matthieu Gery: Tout d’abord j’essaye de maîtriser complètement mes émotions pour avoir un regard le plus objectif possible par rapport au problème auquel je suis confronté.

J’analyse sans être perturbé par des éléments extérieurs ( les autres compétiteurs , mes émotions , mes doutes , l’ambiance la musique etc ) , les méthode , les préhensions , le type de prise , le type de grain , la surface du mur, etc…

Ensuite je commence à lâcher prise dans la tête .

Je suis une personne hyper sensible, parfois même fragile , avec beaucoup d’émotions positives et négatives à l’intérieur de moi.

L’objectif est alors de faire un travail mental pour identifier de quelles émotions j’ai besoin immédiatement pour enchaîner.

 

François Bellet: Et lesquelles sont les plus efficaces pour toi ?

Matthieu Gery: C’est très variable.

Parfois j’ai besoin d’être en colère, parfois frustré , parfois complètement neutre, parfois euphorique, parfois rieur, joueur.

Ça dépend de beaucoup de facteurs internes et externes que j’apprends à identifier à l’instant T :

Est-ce que le bloc est dans mon style , mon anti style, aléatoire ? À placement ?

Comment j’ai dormis la veille, trop de travail la semaine précédant la compétition ?

Quel est l’enjeu ?

Mes chaussons ?

Est-ce que je grimpe avec ma marque de magnésie favorite ?

Ai-je assez de peau ?

Ensuite je ne retiens que les émotions dont j’ai besoin.

Je les ancre solidement dans ma tête grâce à un travail d’imagerie mentale que je répète à l’entraînement, jusqu’au moment de partir au combat.

J’ai mémorisé la façon que j’imagine le plus efficace pour enchaîner.

Au moment de grimper , je connais le bloc par cœur.

 

François Bellet: C’est doit être un sacré travail d’entrainement ! Tu es suivi par un coach ?

Matthieu Gery: Oui s’entraîner c’est dur, on s’éloigne du plaisir immédiat pour aller chercher à l’intérieur de nous des vrai ressources : le courage, l’abnégation, la résistance à la douleur.

S’entraîner, c’est travailler dur pour voir loin et affronter toutes les étapes qui permettent de grandir.

Oui mon entraîneur m’aide pour cela, il me comprend, me soutient, partage avec moi tout son savoir, me pousse tous les jours dans mes retranchements et rend mon projet sportif réel, concret.

 

François Bellet: J’ai vu que tu étais sponsorisé !

Comment as-tu réussi à convaincre des marques de te soutenir ?

Matthieu Gery: Certains sponsors sont venus me voir alors que je ne cherchais pas vraiment et puis ensuite j’en ai démarché d’autres.

Je pense que l’important est d’avoir une image positive, inspirante mais surtout authentique, représentative de ce qu’on est vraiment, et une image responsable et assumée.

J’accorde une vraie importance à partager sur les réseaux sociaux une image réelle qui transmet vraiment ce que je ressens, ce que je suis, ce que je vis.

Par exemple, je n’ai jamais fait des images au sourire naïf, au regard charmeur et à la pose commerciale par ce que c’est vendeur et que ça plait.

C’est important pour moi, quand on suis une personne qui nous inspire, un sportif, un artiste, un homme politique sur internet, qui a une image publique, de pouvoir retrouver à l’identique cette personne comme elle est dans la vrai vie.

J’ai beaucoup été déçu parfois en me rendant compte que certaines personnalités (de n’importe quel milieu) ne correspondaient pas du tout à l’image qu’elles avaient sur internet.

A mon petit niveau, j’accorde donc de l’importance à être vrai en toutes circonstances (dans la réussite tout comme dans l’échec), c’est peut-être cela qui a plu à mes sponsors… qui du coup me soutiennent pour ce que je suis vraiment.

 

François Bellet: Je vois.

Et n’est-ce pas une pression supplémentaire d’être un grimpeur « sponso » ?

Matthieu Gery: Non, ce n’est pas du tout une pression, c’est un plaisir au contraire, et un soutien matériel et financier.

C’est vraiment le top pour continuer à s’entraîner.

J’aime beaucoup partager ma passion sur Instagram et sur ma page Facebook, parce que je m’estime chanceux d’aimer à ce point-là ce que je fais, et j’ai envie de communiquer cela avec mes amis et les personnes passionnées comme moi.

 

François Bellet: Quels sont tes objectifs en compétition d’ici la fin de l’année ?

Matthieu Gery: Pour la saison prochaine, j’aimerai à nouveau revenir dans les 15 premiers Français (coupe de France, championnat de France, etc… ) puis par la suite atteindre des podiums.

 

François Bellet: Quel pour toi le style de grimpe le plus difficile en bloc ?

Matthieu Gery: Pour moi je dirai les blocs avec des mouvements physiques de base (compression, plat, pince, dévers, …) mettant en jeu les gros muscles.

 

François Bellet: Tout à l’heure, tu parlais de ton style et de ton anti-style.

Peux-tu nous en dire plus ?

Matthieu Gery: Mon style est très gymnique : j’ai de la coordination, beaucoup de gainage et de souplesse et je suis explosif.

Je grimpe beaucoup sur le nerveux et sur l’engagement mental.

Et je tiens bien les arquées.

C’est une préhension que j’aime beaucoup.

En gros c’est un style où je m’exprime pleinement, ou mentalement je me sens capable de me donner à fond sans douter, sans peur.

Ça correspond à mes qualités physiques et à comment je conçois mon sport mentalement.

 

François Bellet: Et ton anti-style ?

Matthieu Gery: Mon anti style comme je disais plus haut, c’est le gros physique de base (dévers, plat, pince,… ).

Cela vient surtout du fait que physiquement je suis faible et fragile (sûrement dû au fait que j’ai longtemps été anorexique).

Donc à l’inverse, c’est le style où mentalement je vais devoir me concentrer beaucoup plus, mettre en place de solides encrages mentaux pour pouvoir concrétiser.

Quand je fais des croix dans mon anti-style je suis encore plus satisfait, heureux et accompli, parce que le combat est plus rude et plus valeureux.

 

competition escalade bloc

 

François Bellet: Je regarde souvent tes vidéos sur les réseaux sociaux et c’est vrai que tu as un style assez explosif.

Les placements sont également assez précis je trouve.

Comment travailles-tu cela? Ou plus généralement quelle importance accordes-tu au travail de la technique de grimpe?

Matthieu Gery: Pour moi l’escalade de bloc est un mélange subtil entre physique et coordination nerveuse et mentale.

Le physique sert avant tout à protéger son intégrité, ne jamais se blesser et augmenter ses capacités motrices de base (force musculaire, capacité cardiaque, respiratoire).

Le mental est dans tous les cas ce qui va te faire réussir, ou non.

C’est lui qui va gérer ton envie, ta rage de réussir, tes peur tes doutes.

Au final c’est lui qui va faire la différence.

Sans mental, on ne sort plus de son lit le matin si plus rien ne nous fait rêver.

C’est grâce à lui que je peux m’entraîner 6 heures après 10 heures de travail en aillant dormit 4 heures.

Dans tout cela, la technique est une notion complexe qui englobe beaucoup de choses.

Qu’est-ce que la technique sinon des moyens biomécaniques pour arriver à nos fins (sortir notre projet).

Quand on débute en escalade on va parler de mouvements techniques théoriques (le talon, là contre-pointe, la lolotte, etc…).

Mais le travail technique qu’il faut faire pour progresser, c’est de savoir se dissocier de tout cela pour aller chercher des coordinations motrices instinctives : on grimpe comme on marche, comme on court, comme on esquive un obstacle, comme on saute par-dessus un trou, ou comme on nage dans un torrent tumultueux.

Grimper, c’est s’adapter naturellement, instinctivement à la contrainte qui t’est posée.

Donc plus que travailler des gestes technique précis, un par un en dissocié, je vais plutôt me concentrer sur mes sensations, ma grimpe à vue, en me mettant toujours en danger gestuelle.

Pour apprendre à mon corps à réagir naturellement.

J’envisage chaque bloc non pas comme un enchaînement de mouvements que je dois contrôler, maîtriser et équilibrer… mais plutôt comme un enchainement de déséquilibre précaires que je dois lier entre eux.

Un bloc ce n’est pas 5 ou 6 mouvements mais un seul mouvement complexe.

Donc je travaille beaucoup la coordination nerveuse qui me permet de grimper vite et efficace.

Je travaille ma capacité à recruter de l’énergie (physique et mentale) pour m’adapter très vite.

Je dirai que j’estime avoir été techniquement performant car j’ai sur kiffer mon escalade, que j’ai pris beaucoup de plaisir à grimper.

 

François Bellet: C’est super intéressant !

Je pense que pour un débutant, ça peut être bien de travailler chaque geste technique de base de manière isolée afin de comprendre le geste et les placements qu’il demande.

Néanmoins, je suis tout à fait d’accord avec toi : le stade suivant est d’apprendre à s’approprier chaque geste pour qu’il devienne un prolongement de ta personne… et qu’il serve ta grimpe de manière instinctive.

Parlons maintenant un peu de ton emploi du temps.

A quoi ressemble tes semaines ?

Matthieu Gery: J’accorde beaucoup d’importance dans ma vie à mes projets professionnels.

J’ai créé un petit studio de production de films que je compte développer pour arriver à toucher le monde du long métrage et du cinéma.

Actuellement, par le biais de cette boîte de prod je fais beaucoup de reportages, de clips musicaux, de documentaires, et des films de présentation d’entreprises également.

J’ai mis un petit frein à cette activité ces derniers mois car j’avais besoin de prendre du recul et de la maturité.

Travailler en indépendant et se créer sa propre entreprise c’est quelque chose d’exigeant qui demande du courage et beaucoup de patience.

 

François Bellet: Oui je connais bien ça 😉

Matthieu Gery: Je m’en doute !

Et en attendant, j’ai aussi dans un petit travail dans une salle d’escalade.

 

François Bellet: Du coup, comment se découpe ta semaine ?

Matthieu Gery: Donc je dirai que dans ma semaine, entre 40 et 50 heures de mon temps sont destinées à mon travail (+ quand j’ai un tournage à faire) et après on ajoute à cela 25 à 30 heures d’entraînement.

 

François Bellet: Waouw, c’est impressionnant !

Matthieu Gery: Sachant qu’au jour d’aujourd’hui, mon sport est ma priorité, c’est mon rêve absolu.

Je veux conserver ma liberté de m’entraîner ou je veux, quand je veux.

Cela passe par le travail, parce que le travail, c’est s’accorder à soi-même la liberté pour tout le reste.

Ma journée type : levé 5h puis entraînement de 6h à 8h30 puis travail la journée, puis une à deux séance le soir après 18h.

Ou sinon si je suis du soir je réparti mes deux à trois séances à partir de 8h le matin entre mes rendez-vous, mes réunions diverses (car j’entraîne également quelques personne en plus de mon temps de travail).

Au total il y a un volume de 10 à 16 séances par semaine. Ça varie vraiment.

 

François Bellet: Ça montre bien ta volonté ta réussir.

Être capable de s’entraîner autant alors que tu as plusieurs activités professionnelles n’est pas donné à tout le monde.

Je sais que beaucoup de lecteurs de Grimper Malin aimeraient pouvoir grimper plus souvent… mais ont du mal à s’organiser à cause de leur travail…

Aurais-tu des conseils, des astuces, des petits « tricks » pour eux, pour qu’ils puissent optimiser leur temps au maximum (et accorder au mieux vie professionnelle et passion pour la grimpe)?

Matthieu Gery: Le conseil que j’aurai à donner est finalement très simple:

Je pense qu’il faut savoir où sont nos priorités, ce qu’on veut vraiment… et ensuite faire un choix (quel qu’il soit) et l’assumer.

Si on y réfléchi bien si on ne trouve pas de temps pour s’entraîner, c’est peut-être juste par ce qu’on n’est pas assez motivé, ou qu’on a d’autre priorité dans la vie, ou alors qu’on se ment à soi-même.

(on a envie d’être fort mais au fond on n’a pas trop envie de donner de sa personne pour l’être…)

Pour te donner un exemple :

Là où je travaille parfois des grimpeurs me disent souvent le soir vers 20h, une bière à la main :

« Moi, j’ai jamais le temps de m’entraîner, ça me saoule, je ne progresse pas. »

Puis à 23h, toujours au bar, la personne me redit encore la même chose en me demandant de lui donner des conseils et de l’aider.

Moi je lui réponds :

« Ça fais 3h que tu es là, à boire des bières avec tes amis, tu as raison de profiter de ton temps libre avec tes amis, mais si tu veux aller t’entraîner, tu peux aussi profiter de ton temps libre pour y aller. Interroge-toi : que veux-tu vraiment ? »

La personne n’a pas su quoi me répondre …

Un sportif est une personne responsable qui fait les choix qu’il faut.

 

François Bellet: D’autres exemples ?

Matthieu Gery: C’est sûr qu’on ne peut pas s’entraîner quand on sort tous les soirs, qu’on fume, qu’on boit, qu’on fait la grasse matinée juste par plaisir de dormir… ou qu’on préfère partir en vacance au soleil plutôt que de s’y mettre.

C’est direct mais je pense que c’est la réalité et le fond du problème.

J’ai toujours trouvé le temps de m’entraîner quel que soit mes contraintes de vie, autant santé que étude et travail.

Mais par contre, on m’a vite jugé solitaire, sombre et associable, alors que j’ai juste fait le choix de vivre ma passion à fond.

Je pense que si on se remet en question, on trouve toujours le temps de s’entraîner.

Il n’y a de jugement pour personne là-dedans, simplement il faut faire un choix, l’assumer et ne pas se plaindre après.

C’est valable pour tout.

 

competition escalade bloc

 

François Bellet: Ça demande une grosse volonté et c’est tout à ton honneur d’être capable de faire ça.

A un degré moindre, c’est ce que je conseille systématiquement aux grimpeurs qui pensent ne pas avoir assez de temps pour grimper : faire la chasse aux moments improductifs dans la journée.

Typiquement c’est le temps passé devant la télé ou sur les réseaux sociaux.

Rien qu’en supprimant ces moments, il est possible de gagner 1h à 3h par jour, c’est considérable !

Pour finir cette interview, j’aimerais avoir ton avis sur l’entrée de l’escalade aux JO de 2020.

Beaucoup trouvent que c’est une bonne chose car cela va mettre en avant l’escalade de manière inédite.

Quel est ton sentiment par rapport à ça ?

Matthieu Gery: Je pense que c’est juste dément.

Ça va rendre le sport vraiment professionnel et il est temps que la grimpe ai plus de moyen pour permettre à tout le monde de pouvoir s’entraîner quel que soit le niveau.

Les JO vont ramener beaucoup d’argent dans la grimpe et faire grandir en maturité ce sport.

Mon rêve c’est que tout le monde, quelle que soit son ambition et ses envies, puisse s’entraîner comme il veut sans se sentir seul, isolé, en galère et juger par d’autre.

 

François Bellet: Vision très positive ! Ça fait du bien 😉

Ça était super de pouvoir discuter avec toi.

Je pense que tu nous as donné un très bon aperçu de se que ça demande comme investissement de devenir grimpeur en compétition.

Un grand merci à toi !

Matthieu Gery: Aucun problème, c’était un plaisir pour moi aussi !

 

François Bellet: Je te souhaite le meilleur pour la suite et que tu atteignes tous tes objectifs : tu le mérites.

Matthieu Gery: Merci François !

 

François Bellet: J’espère que tu as apprécié cette interview avec Matthieu Gery.

Tu peux le retrouver sur INSTAGRAM et sur FACEBOOK.

D’autres interview sont à venir !

D’ailleurs, si tu aimerais que j’interviewe une personne en particulier, n’hésite pas à me le dire en m’envoyant un email à francois@grimper-malin.fr.

Enfin, si tu as besoin d’aide pour ton entraînement, on propose des programmes à la fois bien structurés et funs pour t’aider à gagner en endurance, en force et en rési.

Je t’invite à cliquer ici si tu souhaites en savoir plus.

 

Merci encore de nous lire !

 

A très vite.

François

 

Leave A Response

* Denotes Required Field