Comment Vaincre ta Peur de Monter en Tête en 5 Étapes Simples

Comment vaincre ta peur de monter en tete en 5 étapes simples

Imagine que tu sois capable de supprimer totalement ta peur de monter en tête.

Que la peur de la chute en escalade ne soit plus une barrière.

Comme ça, d’un coup de baguette magique.

Ça serait cool non?

Maintenant, redescend sur terre 5 minutes.

Ça n’arrivera pas. 🙁

Par contre, il existe une méthode simple pour vaincre ta peur de monter en tête:

La Méthode « Clipper-Lâcher ».

Et tu as de la chance.

Je vais te l’enseigner dans cet article.

 

 

Pourquoi Tu as Peur de la Chute quand Tu Escalades en Tête

Cette peur est tout à fait normale.

En escalade, on appelle ça la peur du vol.

Car grimper en moulinette et grimper en tête n’est pas du tout la même chose.

En moulinette, la corde te retiens par le haut tout au long de l’ascension.

En tête, tu n’es pas retenu en permanence.

Dès que tu te retrouves au dessus d’une dégaine, tes capacités de grimpeurs sont tes seuls remparts contre la chute.

Un mauvais mouvement… et c’est le vol!

Et ça, ça fait peur.

Mais pourquoi cette peur?

Plusieurs facteurs rentrent en jeu:

  • Tu n’as pas confiance dans le matériel
  • Tu as peur de te faire mal en te réceptionnant à l’arrache sur les prises
  • Tu as peur d’avoir mal fait ton nœud
  • Tu as peur que ton système d’assurage soit mal installé
  • Tu n’as pas confiance dans ton assureur

Je vais t’expliquer comment apprivoiser ces peurs.

Lis la suite.

Comment Avoir Confiance dans le Matériel

C’est très simple.

Si le matériel est en bon état, alors tu ne risques rien.

La matériel d’escalade est prévu pour supporter plus de 2 tonnes de charge.

Même en cas de chute de plusieurs mètres, il n’y a aucun risque de casse.

Il te suffit de vérifier l’état du matériel avant de grimper.

Si le matériel n’est pas abimé, aucun risque de ce côté-là.

 

Comment Éviter de se Faire Mal en Tombant

Tu dois systématiquement te retrouver face au mur.

Les pieds vers l’avant.

Si tu tombes en grimpant une dalle, cette position sera naturelle puisque tu montes de face la plupart du temps.

Si tu tombes dans un dévers, alors c’est ton assureur qui fera tout le travail puisque tu tomberas dans le vide.

A lui de t’assurer dynamiquement.

M’assurer dynamiquement? C’est à dire?

Je vais t’expliquer ce que c’est un peu plus bas.

 

Comment t’Assurer que ton Nœud est Bien Fait ou que ton Système d’Assurage est Bien Installé

Une seule chose à faire:

Demande à ton partenaire de vérifier ton nœud ou ton système d’assurage.

Un manque d’attention arrive vite.

Et ça serait vraiment bête de tomber à cause d’un nœud en 8 pas fini.

Donc vérifie bien le système d’assurage de ton partenaire.

Et demande lui de vérifier ton nœud.

Systématiquement!

Vérifie systématiquement le système d'assurage de ton partenaire pendant que celui-ci vérifie ton nœud.

Vérifie systématiquement le système d’assurage de ton partenaire pendant que celui-ci vérifie ton nœud.

 

Comment Avoir Confiance en Ton Assureur

Si tu ne connais pas ton assureur, discute un peu avec lui avant de grimper.

Est-ce qu’il a déjà assuré?

Est-ce qu’il connait les manips de bases?

Suis ton instinct:

Est-ce qu’il t’inspire confiance?

Est-ce qu’il semble distrait?

Dans le doute, averti le quand tu vas faire un mouvement lors duquel tu sens que le risque de chute est important.

Le mieux étant quand même de grimper avec quelqu’un que tu connais bien.

Et en qui ta confiance est naturelle.

 

Ce que Tu Dois Retenir

Comme tu le vois, il existe des solutions simples à chaque facteur qui fait que tu as peur de tomber.

Et pourtant…

Et pourtant, la chute te fait toujours peur.

Même si tu sais que tu ne risques quasiment rien.

Cela s’explique.

La peur est une émotion.

Et ce n’est pas en faisant appel à ta raison que tu pourras la vaincre.

 

'La peur est une émotion. Ce n'est pas en faisant appel à ta raison que tu pourras la vaincre.' Click To Tweet

 

Le seul et unique moyen est d’y faire face.

Et il y a une méthode pour ça.

Une méthode qui va t’apprendre progressivement à vaincre ta peur de tomber quand tu grimpes en tête.

La Méthode « Clipper-Lâcher ».

 

(Note: J'ai mis à la fin de l'article un bonus téléchargeable au format PDF qui reprend en détail la méthode du "Clipper-Lâcher". Tu peux donc l'imprimer et l'emporter avec toi pour tester la méthode.)

 

Comment Vaincre la Peur de la Chute grâce à La Méthode « Clipper-Lâcher »

Cette méthode consiste à s’habituer petit à petit à tomber.

Comment faire?

Il suffit de suivre 5 étapes:

  • Étape 1: Comprendre à quoi sert l’assurage dynamique
  • Étape 2: Apprendre à maitriser l’assurage dynamique
  • Étape 3: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 1
  • Étape 4: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 2
  • Étape 5: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 3

 

Étape 1: Comprendre à Quoi Sert l’Assurage Dynamique

Lorsque tu grimpes en tête et que tu tombes, la distance de chute peut être de plusieurs mètres.

Et lorsque la corde se tend, le choc peut être vraiment violent si ton assureur t’assure de manière statique.

Tu peux même être projeté contre le mur.

Au mieux tu en ressors un peu choqué.

Au pire, tu te fais très mal.

C’est là que l’assurage dynamique devient indispensable.

Cet assurage permet de ralentir la chute progressivement.

Et donc d’éviter le choc.

C’est confortable et très sécurisant.

Pour te donner une image, pense à un œuf qui tombe de plusieurs mètres.

Tu as 2 façons de le réceptionner:

La première façon consiste à tendre ta main et à ne plus la bouger, à la laisser statique.

Résultat:

L’œuf va s’écraser en mille morceau sur ta main.

La seconde façon consiste à légèrement anticiper le moment où l’œuf va heurter ta main en accompagnant la chute.

Résultat:

tu vas pouvoir rattraper l’œuf sans le casser.

Tout en douceur.

C’est exactement le même principe pour l’assurage dynamique.

L'assurage dynamique en escalade

L’assurage dynamique en escalade

 

Comment Pratiquer l’Assurage Dynamique

L’assurage dynamique est dynamique car l’assureur bouge.

Selon la différence de poids en l’assureur et le grimpeur, ce mouvement sera fait naturellement.

Je t’explique.

Si tu assures un grimpeur plus lourd que toi, tu seras emporté vers le haut lors de sa chute.

Ainsi la chute sera ralentie.

Tu dois quand même rester vigilant.

Si tu assures un grimpeur plus léger que toi, alors tu devras être encore plus vigilant.

Pourquoi?

Parce que lorsque ton grimpeur va tomber, si tu ne bouges pas, sa chute ne sera pas ralentie.

Voici ce que tu dois faire.

Dès que ton grimpeur a passé le 3ème point place toi à 2 ou 3 mètres de la base du mur.

Lors de la chute, anticipe le moment où la corde va se tendre pour:

  • Bloquer ton système d’assurage
  • Avancer rapidement vers la base du mur

A ce moment là, la corde sera tendue.

Mais la force de la chute aura eu le temps de se dissiper lors de ton déplacement.

Résultat:

Une chute toute en douceur.

Et moins de risque de choc contre la paroi.

Tu dois savoir que l’assurage dynamique va rallonger la chute de ton grimpeur.

Mais l’important, ce n’est pas la chute.

C’est l’atterrissage. 😉

"L'important ce n'est pas la chute. C'est l'atterrissage." Tweet ça!

 

Étape 2: Apprendre à Maitriser l’Assurage Dynamique

Tout d’abord, échauffe-toi bien.

Tu dois lire cet article sur l’échauffement en escalade si tu sais pas encore comment le faire de façon efficace.

Puis, choisi une voie complètement verticale.

Une voie que tu connais déjà de préférence.

Évite de choisir d’en choisir une avec des coins ou des arêtes.

Et essaie également de choisir un créneau horaire où la fréquentation n’est pas élevée.

Toi et ton assureur seraient plus tranquilles pour pratiquer.

Deuxièmement, monte jusqu’à la 3ème ou 4ème dégaine.

Clippe ta corde dedans et descend de 1 ou 2 mouvements.

A cet instant, la dégaine dans laquelle tu as clippé ta corde se trouve au dessus de ta tête.

Et tu dois te sentir en sécurité avec la corde qui te soutient par le haut.

Troisièmement, averti ton assureur et lâche-toi depuis cette position.

Celui-ci va devoir essayer de faire une assurage dynamique.

Si il n’y arrive pas du premier point, ce n’est pas grave car ta chute n’entrainera pas de choc de corde.

Il faut répéter la chute depuis cette position jusqu’à ce que ton assureur arrive à te donner un assurage dynamique.

Après une dizaine d’essais, ça devrait être bon.

Une fois que ton assureur a bien compris le geste, faite une pause pour reposer la corde et inversez les rôles pour recommencer en utilisant l’autre extrémité de la corde.

A toi d’assurer. 😉

Très important:

Il faut impérativement que ton assureur et toi échangiez sur vos ressentis.

Est-ce que tu t’es senti en sécurité lors de ta chute?

Est-ce que tu as senti un amortissement?

Est-ce que tu te sens à l’aise en tombant depuis cette position?

C’est très important.

Enfin, une fois que toi et ton assureur vous sentez à l’aise, change de position.

Grimpe d’un ou deux mouvements pour avoir la dégaine dans laquelle tu as clippé ta corde au niveau des épaules et reprenez l’exercice.

Une fois que tout est ok à cette hauteur, tu peux passer à l’étape 3.

 

Étape 3: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 1

La méthode du « Clipper-Lâcher » consiste à clipper ta corde dans une dégaine et à immédiatement lâcher les prises.

Maintenant que ton assureur et toi êtes plus à l’aise avec l’assurage dynamique, c’est parti pour appliquer la méthode.

Le niveau 1 consiste à s’habituer à clipper et lâcher.

Grimpe jusqu’à la 3ème ou 4ème dégaine.

Clippe quand la dégaine est au niveau de tes épaules et lâche-toi.

Depuis cette position, tu ne ressentiras pas de choc mais c’est simplement pour t’habituer à lâcher juste après avoir clippé.

Dès que tu te sens à l’aise, inverse les rôles avec ton assureur.

 

Étape 4: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 2

Les choses sérieuses commencent.

Pour cette étape, grimpe jusqu’à la 3ème ou 4ème dégaine.

Suffisamment haut pour pouvoir te lâcher sans risque de toucher le sol lorsque la corde se tendra.

Clippe ta corde à une dégaine qui se situe à hauteur de tes épaules.

Puis grimpe d’un ou deux mouvements jusqu’à avoir la dégaine au niveau de ta taille.

Ou légèrement plus bas.

Puis lâche-toi!

Depuis cette position la chute sera plus longue.

Ton assureur devra te donner un assurage dynamique.

Si tu as bien respecté les étapes précédentes, tu dois pouvoir te lâcher sans trop d’appréhension.

Si tu as encore trop peur, reprends l’étape 3 jusqu’à ce que tu sois totalement à l’aise.

L’étape 4 est aussi particulièrement efficace pour perfectionner l’assurage dynamique.

Mais aussi pour s’entraîner à bien placer tes jambes lors de la chute.

Essaie de les mettre face à la paroi pour éviter les chocs.

Chute en escalade en tete

Toujours les jambes vers l’avant lors de la chute en tête

Effectue donc une dizaine de « Clipper-Lâcher Niveau 2 » en essayant de lâcher juste après avoir clippé.

Au bout de dix chutes, laisse reposer la corde.

Puis échangez les rôles avec ton assureur pour recommencer en utilisant l’autre extrémité de la corde..

Recommence jusqu’à ce que tu sois complètement à l’aise avec la chute, l’assurage dynamique et le placement de tes jambes.

Une fois que c’est bon, passe à la dernière étape.

 

Étape 5: Appliquer Le « Clipper-Lâcher » – Niveau 3

C’est la dernière étape.

La plus impressionnante.

Mais si tu as bien suivi les étapes 1 à 4, ça ne devrait pas te faire peur.

Pour cette étape, tu vas grimper jusqu’à la dégaine située après celle dans laquelle ta corde est clippée.

Et au moment de la clipper, tu te lâches!

Là, ta chute va être bien plus longue et ton assureur doit absolument maitriser l’assurage dynamique.

Ensuite, c’est la façon de procéder que précédemment:

Une dizaine de chute, laisse reposer la corde et échangez les rôles en utilisant l’autre extrémité de la corde.

Comment Vaincre la Peur de Monter en Tête Quand on Grimpe Seulement en Extérieur

La méthode du « Clipper-Lâcher » fonctionne aussi en extérieur.

Tu vas devoir néanmoins choisir ta voie d’entrainement avec beaucoup de précautions.

Pourquoi?

Pour des raisons de sécurité.

Pour pratiquer le « Clipper-Lâcher » en extérieur, choisi une voie:

  • Avec des points d’assurage en bon état
  • Sur laquelle la distance entre ces points n’est pas trop longue

Pense systématiquement à bien vérifier ton matériel d’assurage avant de monter, ton nœud et le verrouillage des mousquetons.

Ce sont les règles de sécurité de bases.

A observer également quand tu grimpes en salle.

Enfin, tu peux aussi tester les points d’assurage en te laissant pendre en dessous après avoir passé ta corde dans la dégaine.

 

Ce Que Tu Dois Retenir

La méthode du « Clipper-Lâcher » est efficace.

Si tu prends bien le temps de faire les 5 étapes, ta peur de la chute quand tu escalades en tête sera grandement affaiblie.

Elle auras peut-être même disparu.

Dans tous les cas, même si la peur est toujours présente, tu seras capable de la contrôler.

De la gérer.

Je te propose de finir en regardant cette vidéo.

Elle a été mise en ligne par le site ukcclimbing.com.

La méthode du « Clipper-Lâcher » a d’ailleurs été tirée d’un de leurs articles, présentant la « Clip-Drop Technique« .

La vidéo va te permettre de voir comment mettre en œuvre le « Clipper-Lâcher ».

 

Besoin d’aide Supplémentaire? Ce Bonus te Sera Très Pratique

La méthode « Clipper-Lâcher » est vraiment efficace pour mieux appréhender la chute en escalade.

Et j’ai vraiment envie que tu la testes.

Vraiment.

Donc, j’ai créé un bonus au format PDF qui reprend en détail toutes les étapes de la méthode.

Tu peux le télécharger et l’imprimer facilement.

Cool non?

Tu n’as plus qu’à cliquer sur le lien ci-dessous pour le télécharger.

 

Recherches utilisées :

  • mon partenaire d\escalade me fait peur
  • thionville la milliere competition monter en tete mars 2017
  • vaincre sa peur de lescalade

28 Comments

  • Brice THOMAS

    08/06/2015

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant, étant mois-même moniteur d’escalade je vais essayer cette méthode avec mes stagiaires qui cherchent à surmonter leur appréhension pour l’escalade en tête. Juste une petite suggestion; prendre une vielle corde pour faire ça car 10 chutes à l’affilée doivent quelque peut en détériorer les premiers mètres…

    Super article, Merci.

    Salutations Verticales.

  • François BELLET

    08/06/2015

    Salut Brice et merci pour ton commentaire!

    Merci pour le conseil sur la corde. C’est sûr que cette méthode est assez traumatisante pour elles.

    Je précise aussi dans l’article de la laisser reposer entre chaque séance de chute.

    N’hésite pas à faire un retour une fois que tu l’auras testée!

  • Fabien

    08/06/2015

    Salut François,
    Super article, très complet ! Je confirme qu’une bonne « école de vols » fait du bien et permet de se débarrasser de la peur de la chute… pour un temps 😉 Je remarque que de temps à autre j’ai besoin de me forcer à faire quelques vols pour me libérer à nouveau.
    Juste une chose quand tu dis qu’il faut laisser reposer la corde entre deux sessions de vols, sais-tu combien de temps ?
    En m’inscrivant dans une salle ClimbUp dernièrement, j’ai lu dans les conditions générales qu’il fallait laisser reposer la corde 15mn après une chute. Mais je ne sais pas ce que ça vaut comme info.
    J’ai posé la question à BEAL j’attends la réponse…
    Fabien

  • François BELLET

    08/06/2015

    Merci pour ton commentaire Fabien.

    Oui, la piqure de rappel doit certainement être nécessaire pour la plupart d’entre-nous.

    Apprivoiser totalement et de manière permanente la peur du vol, la peur de chuter, ne me parait pas accessible à tous les grimpeurs.

    Tout est question de vécu de chaque personne.

    De son rapport au vide, au danger.

    Pour le temps de repos de la corde, je n’ai pas de valeur « officielle ».

    Je pense que 15 à 20 minutes est suffisant.

    A voir avec les fabricants.

    Si BEAL te donne une réponse, fait-nous le savoir. 😉

  • Mathieu

    13/06/2015

    La corde doit effectivement se « reposer » à chaque fois que tu chutes dessus.

    Une bonne habitude a prendre : une fois remonté au dernier point après un plomb, tu peux te vacher dessus pendant que tu récupères de tes émotions, l’assureur laissant alors la corde molle ce qui lui permet de se « recontracter » pendant ce laps de temps (à la corde, pas à l’assureur 😉 ).

  • François BELLET

    13/06/2015

    Merci pour l’astuce Mathieu 🙂

    Est-ce que tu sais combien de temps est nécessaire pour que la corde récupère d’un choc ?

    Je conseille 15 à 20 minutes après des séries de 10 chutes en Clipper-Lacher.

    Donc j’imagine que laisser la corde se reposer 2 minutes doit être suffisant après un seul vol.

    T’en penses quoi ?

  • TANOU

    05/07/2015

    Bonjour, j’ai déjà pratiqué cet entraînement en salle ou en couenne, c’est-à-dire au pied du mur. Quels conseils pour assurer en dynamique depuis un relais lorsque l’on n’a pas d’espace pour s’avancer : typique suspendu ou sur une vire très étroite, (aller je corse un peu) relais en TA sur coinceurs ?

  • François BELLET

    05/07/2015

    Salut Tanou et merci pour ton commentaire.

    Déjà, je tiens à préciser que le clipper-lâcher doit se faire en pied de mur.

    Le but est quand même de donner un bon assurage dynamique et de voir quand le grimpeur tombe.

    Ce qui n’est pas forcément évident quand on assure depuis un relais.

    Après pour les conseils pour assurer depuis un relais, je n’en ai pas car je n’ai pas encore fait de grandes voies.

    Mais, je pense que certains lecteurs du blog pourront apporter des réponses. 😉

    Et si tu as des conseils à partager je suis preneur!

  • Stephane

    31/08/2015

    Bonjour, bonne approche du comment aborder le vol, je vais m’en inspirer pour mes séances avec mes élèves (je suis également moniteur d’escalade), je propose de compléter quelques petits détails:
    Au moment où l’on inverse les rôles (grimpeur-assureur) penser à inverser également le brin de la corde(l’autre extrémité).
    En falaise il faudra tenir compte de son profil et de ses obstacles (attentions aux retours sur marche, vire et arbuste) ce sera à l’assureur de bien apprécier et de dynamiser la chute pour le mieux afin d’éviter l’obstacle, quitte à dynamiser au minimum selon cas de force majeur.

  • François BELLET

    01/09/2015

    Salut Stéphane et merci pour les conseils très justes.

    Tu entraînes où ?

  • Stephane

    02/09/2015

    J’enseigne l’escalade pour le club de la MJC de Rodez, je m’occupe de tout les publics, enfants à partir de 5ans, et formation vers l’autonomie pour les adultes.
    Je suis également prestataire indépendant en escalade et disciplines associées ( via ferrata, canyoning ), pour plus d’infos je vous invite à consulter mon site internet: http://www.causses-emotions.com

  • François BELLET

    02/09/2015

    Ok, c’est super ça ! Si je passe dans le coin je ne manquerai pas de te contacter via ton site pour une sortie. 😉

  • Joss

    02/09/2015

    Salut,

    Ma petite expérience de grimpeur et ma grosse expérience du vol…me fait quand même dire que l’assureur ne sera pas en mesure de dynamiser correctement en avançant de quelques mètres. Comment peut-il arrêter la chute avec souplesse, car c’est bien de ce qu’il s’agit? Je trouve qu’avancer revient à donner du mou et ne me et pas de contrôler la chute.
    Peut-être que mentionner l’emploi de gants d’assurage pour maîtriser la chute (la corde qu’on laisse filer dans la main, ça brûle si on a pas de gant d’assurage et devient nécessaire pour stopper la chute là où l’assureur le décide) avec un système d’assurage non-auto bloquant serait intéressant.
    Après, je dis ça parce-que j’ai récemment fait l’expérience des deux styles d’assurage dynamique, et celui avec les gants s’approche assez de l’atterrissage en douceur!

    Bonne grimpe!

  • François BELLET

    05/09/2015

    Salut Joss et merci pour ton commentaire.

    Le fait d’avancer donne du mou effectivement, mais comme je le précise, c’est surtout si la personne que tu assures est plus légère que toi.

    Après, il a bien sur d’autres façon de dynamiser l’assurage (en sautant ou en freinant progressivement par exemple) et cet article ne les recense pas toutes, c’est vrai.

    Merci en tout cas pour ton retour d’expérience, c’est très instructif.

  • Olivier

    13/09/2015

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant. Je me permets une petite remarque car je connais bien le sujet, ayant moi-même été pendant de longues années terrorisé à l’idée de « tomber » en escalade, au point qu’il y avait un degré de différences entre mon niveau en salle sur des circuits rési sans corde et mon niveau en falaise (7b contre 6a/b !). Aucun doute, la peur du vol bride considérablement les progrès. J’ai alors essayé tout ce qu’on pouvait me dire sur le sujet (je souhaitais vraiment arriver à vaincre ma peur) mais très vite je me suis rendu compte que lâcher volontairement et tomber dans le mouvement étaient deux choses très différentes : faire un mouv dans lequel on se sent limite à 35 mètres du sol réactive immédiatement la trouille, même si on a multiplié les vols volontaires quelques minutes auparavant. l’idée est donc venue d’essayer de voler dans le mouvement et non plus de lâcher la prise volontairement. Pour ça il a fallu trouver une voie sur grosses prises, légèrement en dévers et d’une cotation un poil plus élevée que mon niveau max (une voie en continuité donc). A l’époque en falaise, ça donnait 7a pour moi. Ensuite l’idée était de s’obliger à jeter sur un bac qu’on ne pouvait pas atteindre, en interdisant les intermédiaires par un marquage à la craie. je passe sur les péripéties (au début j’avais tellement peur que j’arrivais à choper et tenir le bac !), mais petit à petit et avec quelques réglages, j’ai finalement réussi à en finir définitivement avec cette peur du vol paralysante et mon niveau s’en est très vite ressenti. Peut-être que cette étape supplémentaire située après le niveau 3 du « clipper-lâcher » pourrait constituer une sorte de niveau 4 afin de se retrouver réellement en condition de vol involontaire ? Merci beaucoup François pour tous ces conseils judicieux en tout cas, ta page fait désormais partie de mes favoris 🙂

  • François BELLET

    13/09/2015

    Salut Olivier et merci pour ce super commentaire!

    Effectivement, cette dernière étape est vraiment intéressante.

    C’est une sorte de mise en situation réelle du « clipper-lâcher ». Je valide totalement.

    Encore merci 😉

  • Paula

    29/09/2015

    Bonjour,
    C’est très intéressants tout cela… mais en version plus douce, il n’y en a pas?
    Que faire lorsqu’on refuse de voler?
    Cela fait au moins 10 ans que je grimpe, j’ai de belles et longues courses dans mon petit calepin, mais je refuse d’aller en tête. Sauf si c’est du 4 sans effort à fournir.
    Aller en tête, implique être rapide, bien lire les cailloux… passages, horaire a tenir, prendre sur soi la peur, etc. Ce n’est pas confortable la place d’être en tête. En ajoutant la peur que traduite par le métabolisme peut même aller jusqu’aux nausées, donc pas de plaisir!
    Et portant j’aime grimper et je suis heureuse de grimper en second, jusqu’au moment où mes copines grimpent du 6+ et prennent la peur sur elles ou lorsque je lis ce type d’article et je ne me vois pas sortie de l’auberge, je m’y attable même!
    Étrange sensation!
    Je tiens en compte aussi que souvent le lâcher prise, des prises minérales est connecté au lâcher prise tout naturellement de la vie.
    Que faire?
    Du yoga… on me l’a déjà dit!
    Je souhaiterais entendre autre chose.
    Verticales pensées 😉

  • François BELLET

    30/09/2015

    Salut Paula et merci pour ce commentaire très intéressant.

    Effectivement, si la peur provoque jusqu’à des nausées, il n’y a aucun plaisir à grimper en tête.

    La technique décrite dans l’article est très bien pour une personne décidée à s’habituer à tomber… en s’entraînant à tomber.

    Si la personne ne veut/peut pas tomber du tout, compte tenu d’une peur insurmontable (et c’est tout à fait compréhensible) c’est inefficace car le problème est ailleurs.

    Malheureusement, je n’ai pas la solution.

    Le yoga? Je ne sais pas si ça peut aider. Je le pratique et je vois bien le côté lâcher prise mais le côté anti-phobie m’a échappé. 😉

  • Olivier

    30/09/2015

    Bonsoir Paula, en lisant ton commentaire il me vient une idée : si tu es vraiment motivée pour te débarrasser de ta peur de la chute, pourquoi ne pas essayer l’hypnose ? J’ai testé pour une problématique différente avec un de mes fils et ça a fonctionné au delà de toutes nos espérances ! Pourquoi pas pour ça aussi (je sais que les phobies peuvent se traiter par hypnose). Voilà, c’est juste une idée 🙂
    Olivier

  • paula

    01/10/2015

    Merci de vos réponses et pour le filon… c’est à exploiter! 😀

  • François BELLET

    01/10/2015

    Tiens nous au courant 🙂

  • valerie

    05/10/2015

    Bonjour, méthode intéressante. Je rebondis (si j’ose) sur le commentaire concernant l’étape 4 proposée par Olivier, je pense que c’est une excellente idée, car en effet il y a un monde de différence entre un vol volontaire et un vol imprévu. J’ai fait ma première vraie chute environ 3 semaine après mon début en tête, et le fait d’avoir vu comment cela se passait « en vrai » a boosté ma confiance (en mon assureuse, en la technique, et donc, en bout de chaîne, en moi) et m’a permis de faire des voies du même niveau qu’en moulinette (alors qu’avant cette chute je n’osais pas essayer). pourtant, 6 mois plus tard, je me suis fait mal au pied (contre le mur) lors d’une reception de chute volontaire (je continuais à en faire de temps à autre pour maintenir la confiance) et depuis je redoute à nouveau – c’est assez compliqué de gérer ces réactions et l’impact qu’elles ont sur la progression…

  • François BELLET

    05/10/2015

    Salut Valérie et merci pour ton commentaire.

    Effectivement, c’est toujours compliqué après s’être fait mal. L’appréhension est une réaction normale je dirais.

    Du coup, ça a oblige à repartir de zéro et donc à se confronter à cette nouvelle peur.

  • Seb

    17/11/2015

    J’ai pas encore essayé le clipper/lacher, enfin pas volontairement, mais ça a l’air d’être une bonne méthode pour ne plus appréhender la chute. Moi perso ce qui me fait le plus peur en tant que grimpeur mais aussi en tant qu’assureur c’est quand on grimpe en falaise et qu’on passe au-dessus d’une vire, là l’assurage dynamique est quasi impossible.

  • François BELLET

    18/11/2015

    Salut Seb et merci pour ton retour.

    Oui, au-dessus d’une vire l’assurage dynamique risque même d’être dangereux.

    A part sécher, je vois pas comment faire pour t’assurer que ton grimpeur finisse pas sa chute dessus.

  • Eric

    18/11/2015

    Félicitations pour ce chouette site: sujets pertinents et explications accessibles et convaincantes. Si tu penses développer d’autres thèmes, je suggère d’essayer d’élaborer une sorte de code de bonne conduite en salle. A chaque séance, et cela de plus en plus au fur et à mesure que cette discipline se démocratise, je constate une série de comportements inadéquats, signes d’une certaine insouciance qui, dans ces lieux surpeuplés, ne peut mener, sinon à quelque accident grave, du moins (et c’est mon cas) à un certain malaise. Je participerais volontiers à cet exercice.

  • François BELLET

    19/11/2015

    Salut Eric et merci pour ton commentaire.

    Bonne idée l’article sur les règles de bonnes conduites en SAE. Merci 🙂

    Est-ce que tu peux me faire un petit retour d’expérience sur certaines pratiques qui t’ont choquées?

    Tu peux me contacter par mail directement: francois[at]grimper-malin.fr

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