Pourquoi Tu Grimpes?

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« Bonne question. »

C’est la première réponse qui m’est venue à l’esprit quand on m’a posé demandé ça.

Pourquoi je grimpe?

Mince, c’est vrai. J’y ai jamais réfléchi.

Tu sais quoi? C’est le moment de le faire.

Pourquoi je grimpe?

Première chose à laquelle je pense:

Par plaisir.

Plaisir physique immédiat, qui me permet de « vider » toutes les tensions dues à une journée de travail stressante et bien remplie.

Plaisir mental ensuite, lorsque j’ai pu me dépenser et me vider la tête.

J’imagine qu’i y a aussi une part de plaisir à faire quelque chose qui sort de l’ordinaire pour la plupart des gens: je grimpe sur des murs bordel! 😀

Je grimpe aussi pour progresser.

Pour être plus fort, pour me dépasser. Physiquement ET mentalement.

Je grimpe car tous ces plaisirs m’ont rendu addictifs.

Addictifs à des sensations. Comme une drogue le ferait.

Je grimpe aussi pour les montées d’adrénaline que ça me procure.

Pour vaincre mon vertige.

Pour partager une bonne bière avec mon pote, après m’être bien pété les bras toute la journée.

Bref, je grimpe pour pleins de trucs!

A ton tour!

C’est pas un exercice facile pour tout le monde de savoir exactement pourquoi on aime ça, mais il est intéressant à faire.

Pour moi, c’est un mélange de sensations physiques et émotionnelles complexes qui nous amène à vouloir mettre les chaussons le plus souvent possible.

Du coup, je te pose la question:

Pourquoi tu grimpes?

17 Comments

  • kevin

    22/02/2016

    Salut,

    je dirais pour les même raisons que toi!

    J’ai commencé l’escalade suite au fait que je me suis retrouvé seul et avait donc plus de temps, et je dois avouer que ca m’a bien aidé pour me sentir mieux.

    rien de tel qu’une bonne séance pour ne plus penser a rien pendant 2-3 heures et se sentir bien ensuite.

  • Laurent Messager

    22/02/2016

    Bonjour François

    Oui les sensations l’adrénaline et le dépassement de soi motive la plupart des grimpeurs. Mais personnellement je grimpe pour la beauté des gestes et des enchainements. Pour créer d’improbable chorégraphies en vissant du plastique.
    Comme une forme de dance, c’est un mode d’expression un mode de vie, plus qu’un sport c’est un art parceque c’est esthétique et inutile . Je grimpe pour les odeurs de thym et de genévrier quand on est au relais. Je grimpe pour le toucher du rocher, de Fontainebleau au Verdon je caresse la peau terrestre de notre vieille planète. Je grimpe parceque c’est beau un acte gratuit même si il est hors de prix …

    L’escalade est bien plus que du sport.

    Cordialement

    Laurent Messager

  • Ludo

    22/02/2016

    Salut Francois,

    Je pense que tu a bien résumé la chose,
    Pour moi aussi il y a le plaisir physique et mentale imediat.
    les differents axes de progression, technique, physique, mentale.
    Les bouffées d’adrénaline.
    Etre dans la nature et jouer avec dame nature.
    faire parti d’un club, et avoir un resau avec qui échanger sur le thème.
    Et j’adore bloquer dans une voie et m’en faire un défi.

    Ciao

  • durantet bernard

    22/02/2016

    Ben ouais tiens! on ne se pose jamais la question!!!
    perso,
    *plaisir de vaincre un défi qu’on s’est soi meme jeté (mais aussi donc: frustration si on ne l’a pas vaincu; et oui ça fait partie du jeu)
    *en grimpant, obligé de ne penser qu’à ça; Donc pas de place pour les emm…. qui peuvent nous pourrir la vie.
    * et donc: pour l’état zen après la séance
    *pour sentir jouer son corps, ses muscles, son équilibre, sentir comme tout ça fonctionne bien
    *pour le plaisir d’un grimpe fluide, dans son niveau, sur une falaise sous le doux soleil de septembre
    * pour le contact tactile du rocher, presqu’une caresse (sauf dans un toit, lol!)
    *et puis aussi un peu j’avoue pour le coté flatteur socialement de faire un sport un peu différent, un peu engagé
    *et puis peut etre d’autres raisons aussi, enfouies an fond de mon subconscient
    En tout cas bravo pour tonblog!

  • Garance

    22/02/2016

    Je grimpe parce qu’un pote m’a cassé les pieds pour que je l’accompagne à la salle, malgré une expérience traumatisante enfant.
    J’ai continué parce que je cherchais un sport sympa, pas violent, à l’abri par mauvais temps, avec des gens agréables et décontractés.
    Je persévère parce que j’aime ça, même si je ne fais que de la salle. J’aime me lancer des petits defis, voir que je suis capable de faire des mouvements gracieux à 10m du sol, m’amuser sur des dévers, transpirer sur une voie trop dure pour moi avec mon binôme qui m’encourage, échouer et recommencer, y arriver et retourner sur du facile pour respirer.
    J’aime faire découvrir la grimpe à mes amis, qui n’iront pas plus loin qu’une séance, mais auront affronté leur peur du vide.
    Je me motive maintenant pour tenter de faire de l’extérieur. Mais j’ai peur…

  • bastien

    22/02/2016

    En voilà une question délicate. Pourquoi je grimpe ?
    Le plaisir à 100% bien-sûr mais plus précisément ?
    Peut-être une part de cette satisfaction infantile, grimper sur le canapé, la chaise, le muret, l’arbre, le garage, le rocher… Grimper partout quand on est môme c’est normal, dans un premier temps c’est pour accéder à l’univers des « grands », devenir un « grand ».
    Et maintenant que je suis grand pourquoi je continue ?
    Réussir à aller là haut ! Pourquoi ? Pourquoi pas ? La motivation est avant tout de voir si je peux le faire. La satisfaction pendant passe en effet par les sensations, l’effort, l’engagement, l’adrénaline, le communion avec la nature lorsqu’on est à l’extérieur. La satisfaction après, c’est d’y être, la vue, le relachement du corps et se dire « Yes j’ai réussi ». Et en effet, comme l’a dit Laurent c’est aussi en ce qui me concerne le plaisir du geste, trouver à la fois le mouv’ esthétique et économique, c’est par la que passe la maitrise de la voie, quand le geste se fait pur, que les mouvements se font fluides et que la difficulté s’efface devant la légereté d’un placement de pied et d’un gainage suspendant le corps l’espace d’un instant.

  • Mat

    22/02/2016

    Salut,
    C’est vrais que l’on ne se pose pas la question fréquemment…
    Pour moi, grimper c’est permettre de se vider l’esprit après une longue journée mais aussi de repousser mes limites mental et physique. Et puis quoi de plus bon qu’aller boir un bon Coca ( ou autre chose pour certain ) avec ses potes grimpeurs après une bonne sceance de 3H? De plus grimper me permet aussi de se sentir au plus proche de la nature lord de mes nombreuses sorties a Fontainebleau, a Sabart ou dans le Tarn.
    Alors peut être que j’oubli d’autres raisons, mais les principales sont la.
    Bravo pour ton site et bonne journée

  • Broech

    22/02/2016

    je grimpe pcq j’aime. J’aime cette ‘activité en tant que telle et l’espèce de contagion positive qu’il y a entre grimpeurs.
    Je grimpe pcq je suis assez gamin pour çà (j’ai toujours ‘grimpatouillé’ en promenade et sur n’importe quoi et j’ai commencé en salle -et ensuite en spéléo- à 62 ans, il y a 12 ans donc).
    Voilà, c’est simplement génial !
    Ah oui, il y a aussi dans cette activité que j’aime, l’esprit de non compétition bien sûr etc etc…
    Et il y a là-dedans quelque chose qui tient du Yoga (que je pratique +/- depuis une bonne cinquantaine d’années).
    …encore un truc qui me convient là-dedans: c’est une activité qui peut déjà se faire sans être costaud (on va beaucoup moins loin, mais on prend déjà son pied !).
    Ce commentaire est l’occasion de dire MERCI pour ton site !!!

  • Fanny

    22/02/2016

    Surtout parce que nos réussites ne sont que grâce à nous ! L’escalade nous apporte une fierté et une confiance en soi. On veut aller jusqu’au bout, tout donner pour après pouvoir être fier du travail accompli…. L’avantage de ce sport, c’est pour moi l’entraide, les conseils mais surtout ne pouvoir compter que sur son propre corps et son mental pour réussir 🙂
    Super blog aufait, bravo 😉 !

  • Jilou

    22/02/2016

    Hello
    Par où commencer…

    Je trouve personnellement que c’est l’activité sportive la plus complète que j’ai eu l’occasion de faire, complète, non seulement au niveau physique mais aussi au niveau mentale. Je trouve l’escalade très exigeante, et ce côté qui parfois peut paraître démotivant ne fait qu’augmenter ma passion pour « ce sport » au fil des années.

    Entre autre, elle me fait travailler mentalement sur la gestion des peurs, sur la confiance en l’autre, sur la confiance en soi, sur la rapidité d’analyse des « problèmes » (lecture à vue), sur la ténacité mais aussi sur le fait de savoir s’avouer vaincu (longue voies en montagne) sans que cela ne soit dramatique, sur la faculté de savoir rester concentré malgré la fatigue….
    A tout ceci s’ajoute toutes les qualités physiques que l’on connait, le cardio pouvant parfois paraître en reste, mais un choix de site bien reculé donne toujours l’occasion de se faire « péter le caisson » à la marche d’approche…

    Et bien sûr les paysages, l’air frais, la découverte de nouveaux endroits plus magiques les uns que les autres, les voyages, tout cela intimement partagé entre amis qui se soutiennent et partagent une bière, une grillade ou une nuit glaciale sous les étoiles (en espérant qu’il réussiront à fermer l’oeil), font de cette activité une réelle « expérience », donc bien plus qu’un sport.

    J’en oublie tellement!

    Ah oui, malgré un niveau modeste, en plus d’avoir réparé mon dos malade, l’escalade m’a donné un équilibre, d’abord dans mon corps, puis dans ma tête.

    Bravo pour ton site et bonne soirée

  • Fabien

    23/02/2016

    Salut François,
    Super article, bravo ! Et merci de nous interroger… c’est une question qu’on ne se pose pas assez souvent, et elle est pourtant primordiale !

    Les commentaires sont excellents aussi ! Je retiens particulièrement celui de Laurent Messager: « c’est un art parce que c’est esthétique et inutile ». 😀

    Pour moi aussi, comme tu le dis, c’est un savant mélange de sensations physiques et d’émotions, c’est une des (très) rares activités qui me permettent de vraiment penser à rien d’autre, et j’y retrouve beaucoup de choses qui ont été dites plus haut:
    * le côté « instinctif », c’est une façon de retomber en enfance et de laisser s’exprimer ma nature profonde (l’Homme ne descend-t-il pas du singe ?),
    * tous les bienfaits liés au physique (me sentir bien dans mon corps, en avoir une meilleurs conscience, developper ma musculature, mon équilibre, ressentir une bonne fatigue et la sérénité après l’effort), ce qui est commun avec beaucoup d’autres sports pour le coup, mais aussi l’adrénaline,
    * la gestuelle, le côté esthétique d’une grimpe fluide,
    * la camaraderie, pendant (compétition amicale) et après la grimpe (apéro !!!) 😉
    * la communion avec la nature,
    * se fixer un défi, ce qui pousse à se dépasser, à sortir de sa zone de confort -> ce qui a pour effet d’augmenter sa confiance en soi, son bien-être.

    Merci et à bientôt !

  • Crazy

    02/03/2016

    Je grimpe pour les mêmes raisons que toi : dépassement de soi-même et plaisir de pratiquer le sport. Tant au niveau physique que mental, et c’est devenu un besoin pour évacuer le stress.

    Maintenant pourquoi l’escalade et pas un autre sport ? Parce que j’ai toujours aimé, depuis tout jeune, grimper, observer depuis les hauteurs. J’avais fait un petit stage d’initiation ado en extérieur qui m’avait beaucoup plu, mais plus rien ensuite pendant presque 15 ans. Mais j’y suis revenu par hasard parce que j’ai rencontré des grimpeurs que j’ai accompagnés un jour. Je cherchais justement à refaire du sport mais sans trouver quelque chose qui me convienne jusque là.

    Et donc pour moi une autre raison essentielle, c’est qu’a Lyon en tous cas il est facile de pratiquer ce sport. La semaine on peut aller en salle par tout temps, et elles sont ouvertes jusqu’à tard le soir, donc c’est facile de composer avec les contraintes pro et perso. La seule contrainte est de trouver un partenaire, mais là encore des alternatives sont possibles type bloc ou assureur auto dans certaines salles. Mais je trouve qu’il est assez facile de constituer un petit réseau, il y a un bon état d’esprit globalement.

    Certains ont parlé de satisfaction au niveau social, voire de fierté. Je pense effectivement que je suis assez fier de dire que je pratique l’escalade. C’est sans doute un peu ridicule… Dans la même veine, si j’aime ça c’est sans doute aussi parce que je pense que c’est un sport qui me correspond bien et pour lequel j’ai des capacités, à tort ou à raison.

    Finalement, je comprends mieux ça fait pas mal de bonnes raisons !!

    Je découvre ton blog aujourd’hui : recherche sur l’entretien des chaussons. Merci pour l’article et félicitations pour le blog.

    A bientôt donc 😉

  • Jérémie

    06/03/2016

    Je grimpe parce qu’en mars 1986 (j’avais 14 ans) mon père m’a forcé à l’accompagner à une journée découverte organisée par le CAF.
    Là, au bord de la mer, les doigts gelés par la grêle et les silex (c’est la Normandie, les gars !), j’ai pris une véritable claque… D’ailleurs, j’en ai encore la tête qui tourne !

    Venant du monde blanc et aseptisé de l’escrime, j’ai adoré les chaussettes fluo dans les Super Maestria EB. Les collants fuschia, les t-shirts mauves, les bandanas dans les cheveux. J’ai adoré ce sport où on fait autre chose que de compter des points. J’ai adoré ces gens qui m’encourageaient, au lieu de m’engueuler, quand j’avais du mal. J’ai adoré cette ambiance rigolarde, cette émulation qui te fait aller au max, physiquement et mentalement.

    30 ans après, l’escalade est devenu en partie un sport de compétition aseptisé, mais ça n’a pas tué la pratique *libre* de l’escalade *libre*, au contraire. Il y a plus de diversité et l’éthique est plus souple : c’est devenu un sport encore plus cool qu’avant. C’est sans doute pour ça que je grimpe encore… Et j’espère pouvoir répondre à la même question dans 30 ans…

  • Aurélien

    08/03/2016

    Je me retrouve un peu dans tous les témoignages précédents, et tous ces témoignages pourraient se retrouver dans le mien…et François tu connais mon histoire…
    Un membre de ma famille m’a emmené il y a bientôt 30 ans aussi, et encadré et je suis tombé dedans, malgré des soucis physique (j’suis en handisport…) qui je pensais au départ ne m’auraient pas permis de grimper.
    Depuis tout est grimpe que je résumerai :
    – préparer un projet et le réaliser, comme préparé, ou carrément différemment, et se dire : je l’ai fais,
    – vivre autre chose que la vie de tous les jours (pas qu’elle ne veuille pas le cout d’être vécu), c’est se dire qu’il y a une autre vie faite d’autre chose
    – vivre intensément de beaux moments, ou carrément de mauvais moments en grande voies surtout…mais qui tous sont gravés dans ma mémoire
    – initier en escalade
    – passer des formations pour initier
    – faire un peu de compétition, pour vivre une autre pratique, voir une autre facette, après en avoir fait dans d’autres sports, ou tout devenait un grand match à l’époque…
    Bonne grimpe !

  • Louise

    17/04/2016

    Pour ma part, j’ai commencé l’escalade e 6 ème, à un moment un peu difficile de ma vie. En effet, c’est à partir de mon entrer en 6 ème que ma vie de famille a explosé d’année en année. C’est là où l’escalade m’a permis de rester forte mentalement, de continuer à me battre, de rien lâcher. Sans je ne sais pas qu’est-ce que je serais devenue, on peut dire que l’escalade m’a en quelque sorte sauvé la vie.
    Aujourd’hui, je grimpe pour me sentir vivre, pour toutes les sensations que ça m’apporte, quand on est avec un grimpeur on a tout de suite le feeling qui passe( plus ou moins ). Lors des compétitions, tu apprends à respecter ton adversaire. Tu développes aussi ta confiance en sois et aux autres. Au fils du temps l’escalade deviens une drogue et nous rends complètement dépendant.

    Voila je pense que je n’ai pas tous dis mais ça résume à peu près mais raisons.

  • François BELLET

    20/04/2016

    Merci beaucoup pour ce très beau témoignage. 🙂

  • kaliss

    13/06/2017

    pasque je suis un connard!!
    et que j aime l idee du sport ou tu perds beaucoup plus souvent que tu ne gagnes
    et c est le seul sport d equipe en solitaire que je connaisse
    et la conquete de l inutile ca s applique beaucoup plus au relais perche en pleine paroi qu a l alpi traditionnel qui vise un sommet
    sport subversif par excellence, de non sens total, n apportant quasi aucune finalite si ce n est un retour aux jeux enfantins basiques et une contemplation profonde quand t as les yeux qui sont rentres apres ton 5e run dans une abomination de ceuse

    mais surtout pasque je suis un connard qui aime cogiter/se faire chier/peur/mal! et la biere…

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